Anecdote # 1550

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      Gugu GUIEU
      Participant

      Sujet :
      Anecdote # 1550
      De :
      Gugu GUIEU <guguguieu@wanadoo.fr>
      Date :
      25/09/2022, 14:21
      Pour :
      Liste-LaGG71 <lagenialegenealogiedu71@googlegroups.com>

      Bonjour à tous,

      les protagonistes : vers 1550, un frère, Philibert DOYEN, et sa belle soeur, Jeanne de VESVRE, veuve de Pierre DOYEN.
      Philibert au nom de François et Lazare,ses deux fils absents,
      Jeanne au nom d’elle-même et de Guillemette DOYEN, sa fille absente.
      Cf. : P.J. (mes aïeux, n° rouges)

      Au nom de Nostre Seigneur, amen. L’an de l’Incarnacion dicellu, courant mil cinq cent soixante neuf, le vingt sixiesme jour du mois de feuburier, en la ville de Diion, ont esté présens en leurs personnes par devant le notaire royal et tesmoins soubscripts, à sauoir noble Philibert DOYEN, escuyer, conseigneur de Chaulmont, d’une part,
      et damoiselle Jehanne de VESVRE veuve de feu Pierre Doyen, quand il était escuyer, conseigneur dudit Chaulmont, tant en son privé nom que comme mère et baliste de damoiselle Guillemette Doyen sa fille, du corps dudit feu Pierre défunt, et se faisant fort pour la dite demoiselle sa dite fille, à peyne de supporter en son privé nom toutz domages et intérests au cas que sa dicte fille cy après renonceroit au contenu au présent contrat, renonceans pour ceste cause au bénéfice Velléien qui luy a esté donné à entendre que les femmes ne peuvent plaiger ou cautionner aultruy, d’aultre part.

      Lesquelles parties avisées par avis de plusieurs leurs parents et amis communs, ont traité et convenu ce que s’ensuit :
      c’est à savoir que comme il soyt comme lad. damoiselle vesue tant pour elle que pour sadicte fille, prétendoit de très grands intérests et despens contre Françoys et Laizaire Doyen du fais dudit sieur Philibert, à raison de ce qu’elle disoit [la veuve] que par eulx ledit desfunct Doyen auroit esté occis inhumainement et qu’elle auroit et pourroit supporter cy après de grands intérests et fraiz tant en la justice de la Tasnj’ère et Montcenis, bailliage d’Austun, que en la souverainne Court de Parlement de Bourgongne, et ledit sieur Doyen au contraire entendoit dire que iceulx ses ditz enfans n’estoyent cause du mal et partant, ne debuoyent suppourter aucung intérest et que estans de retour du seruice du Roy où ils sont à présent soubs la charge de messire de Chastelux au païs de Lorreine et marches d’Allemangne, facilement s’en purgeroient ; avisé est que pour éviter procès entre lesdites partyes qui s’appartiennent en degré prochaing de parante, ladite damoiselle usant tant en son nom que de sa dite fille et soubz les promesses de submissions, saichant que icelle sa dite fille ne viendra jamais au contraire du présent contract, a cédé et transporté, cède et transporte audict Philibert Doyen l’action et poursuitte par elle intantée contre lesdits Doïens ses enfans et toute aultre action qu’elle peut avoir contre toutes aultres quelz qu’ilz soyent qui se treuveroient culpables de l’homicide de sondict mary, pour icelles poursuitte et actions exercer par ledit Philibert quand et contre qui bon luy sembleroit ; le constitue à cest effect son procureur comme en sa propre chose : et ce, moïennant le pris et somme de treize cens liures tournois que le dit Philibert a promis payer en la manière que s’ensuyt. à sçavoir : la somme de quatre vingt liures tournois payée contant, réellement et de fait à la dicte demoiselle es présences des notaire ettesmoihs soubscripts, etdeux cens vingt liures que le dit sieur payera à icelle demoiselle dedans trois sepmaines prochaines ; et quant à la somme de mil liures restans desdites treize cens liures, ledict sieur Philibert payera icelles dedans huit moys prochainement venant ; pour seurté duquelx payement donnera Barthélémy Pillot dit Aduocat caution satisfaisante et marchande en la ville d’Ostun ou bien au ressort dudit bailliage dedans lesdiotes trois sepmaines, à peyne que ledict terme estant passé et ledict sieur Philibert ne satisfaisant au payement desdictes deux cens vingt Hures et à la dicte caution, ladicte somme de quatre vingt liures demeure à ladicte demoiselle sans aucune répétition et le présent contract nul et comme non aduenu et le procès déduict en tel estât qu’il est. Et oultre a remis, cédé et transporté, remet, cède et transporte ledit Philibert Doyen à lad. demoiselle de tant pour luy que lesd. Laizaire et François, ses enfans, se faisant fort pour eulx perpétuellement pour eulx, leurs hoirs et ayans cause, ung entrage par la court selon que le tout se comporte de longueur d’environ quinze ou seize pieds et largeur d’environ sept pieds, à l’entrée et grande porte de la haulte court de la paire de logis dudict Chaulmont, aultrefois aud. feu sieur de Chaulmont et entre les corps de logis séparez desd. Philibert Doyen et dudict sieur de Chaulmont décédé, à laquelle led. Philibert bien à heu jusques à présent son entrée par le moyen de plusieurs portes par lesquelles il rentroit dans lad. court de son. corps de logis et a toujours entré, passé et repassé jusques au jour de la présente renunciation, consentant que lesdites portes et aultres entrées seront bouchées à ses fraiz et, par mesme moïen et à ses fraiz, les fenestres estans à sond. corps de logis et regardans en icelle court, rédigées en verre dormant de la largeur et longueur d’ung pied et demy sans plus, à prendre dès le hault du planchier, sauf que es chambres haultes, les deux verres dormans plus proches du planchier estant au hault se pourront ouvrir pour la commodité dud. Philibert et si bon luy semble. Et est accordé que led. Philibert fera apposer à ses fraiz par le dehors des verres dormans, estans es chambres basses, des barreaulx de fer de demy pied et du long en large desd. verres dormans. Toutesfois lesd. fenêtres et verres dormans demeureront en verres dormans sans ce que en après, lad. demoiselle ny les siens puissent empescher le jour par contre muraille, ny aultrement au préiudice de lad. vehue en verres dormans. Et parce que en lad. court cédée et renoncée est une fontegne, laquelle prent son origine d’assé loing et que le cours d’icelle passe en aucuns lieux par le trefïond dud. Doyen cédant, led. Philibert Doyen consent qu’elle pregne touiours cy après son cours par les mesmes lieux qu’elle distille de présent sans que empesche lad. demoiselle et les siens en ce qui tombe et affleure en lad. court, moyennant que l’entretiennement du cours de lad. fontaine sera aux fraiz de lad. demoiselle, consent que lad. fontaine distillant en lad. court demeure à son seul usage ; et s’il convient desmolyr quelque chose en la maison dud. sieur Philibert pour la cure ou netoyement et entretiennement desd. corps d’eaus, lad. demoiselle et les siens répareront le tout à leurs frais.
      Moyennant choses ainsi accordées et qui seront observées, les partyes se sont recongneues comme bons parens et amys, ont mis soubs le pied toutes querelles pour ce regard, et lad. demoiselle pour elle et sad. fille consent à l’entérinement des lettres de grâce que led. Françoys et Lazaire pourront obtenir, si tant est qu’ilz soient iugez et convaincus de la mort dud. défunct , le tout soubz le bon voulloir et plaisir de lad. court , etc.

      Bonne fin de journée
      @micalement
      Gugu
      N.b. : pas pu joindre la PJ 😉 😉

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